L'Organisation de la Nouvelle-France

Les autres troupes de la Marine

Troupes des Galères

La flotte des galères était basée à Marseille. Ces navires étaient de véritables prisons flottantes, car les rameurs étaient des prisonniers de tous genres « condamnés aux galères du roi ». Ces vaisseaux servaient surtout à protéger les côtes et le commerce méditerranéen français des pirates arabes qui s'étaient établis en Afrique du Nord. Le nombre de galères passa de six, en 1661, à un sommet de 40, en 1690, pour finalement se stabiliser à 15 après la mort de Louis XIV - qui affectionnait les galères. En 1748, cette flotte, devenue inutile, fut abolie.

On affectait une compagnie de soldats par navire pour y servir de « garnison ». Les effectifs de ces « Compagnies franches des Galères » variaient grandement selon les périodes de guerre ou de paix et selon le nombre de galères en service. L'armement était similaire à celui des Compagnies franches des vaisseaux. Sous Louis XV, l'uniforme était gris-blanc avec doublure, parements, veste, culottes et bas rouges, boutons de laiton.

Il existait aussi des « Pertuisaniers des Galères » affectés à la surveillance des galériens prisonniers tant à terre qu'en mer. Cette occupation, relativement méprisée, était cependant essentielle pour assurer la sécurité de la galère et libérer les soldats durant les combats. En 1695, une ordonnance fixa leur nombre à huit par bâtiment. Ils portaient un uniforme bleu et rouge avec « un ceinturon façon d'Élan, et un sabre » 1.

1 AM, Al, vol. 32, no 14. Versailles, 16 février 1695. Règlement du Roy concernant les pertuisaniers des galères.