La révolte de Pontiac et l'invasion américaine

La défense de la Nouvelle-Écosse

La défense du fort Cumberland

Officier, 42e (Royal Highland) Régiment de fantassins, 1768-1784

Légende: Officier, 42e (Royal Highland) Régiment de fantassins, 1768-1784

L'attaque tant redoutée survient en novembre, quand environ 500 Américains assiègent le fort Cumberland. Celui-ci est occupé par une garnison de 200 soldats et par des familles loyalistes qui s'y sont réfugiées. La garnison avait tenté tant bien que mal de préparer ce fort, abandonné depuis les années 1760, à l'état de défense, mettant même à profit de vieilles baïonnettes françaises retrouvées au rebut pour façonner des piquets. Elle manquait cependant de provisions et les rations en étaient réduites d'autant. De plus, les soldats, qui n'avaient pas reçu d'uniformes, étaient en loques. Goreham leur permet d'endosser, par-dessus leurs vêtements, « des tapis de la caserne et des couvertures car ils souffriraient grandement, sinon périraient 43 » du froid et des intempéries.

Les Américains, ne possédant pas d'artillerie, lancent un assaut durant la nuit du 13 décembre, mais sont repoussés. Les 22 et 23, ils tentent d'incendier le fort et parviennent à détruire plusieurs bâtiments, dont l'hôpital, mais Goreham tient bon. Le 28 décembre, le navire de guerre HMS Vulture apparaît et débarque des soldats du Royal Highland Emigrants et de l'infanterie de marine qui, joints à ceux de la garnison, chassent enfin les assiégeants.

Par la suite, des garnisons sont postées à Annapolis et en d'autres points stratégiques de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard. On assiste encore à quelques échauffourées, la plus sérieuse étant la prise de Liverpool par des corsaires américains, en septembre 1778. Cependant, dans l'ensemble, les colonies maritimes ne sont plus incommodées par les Américains, la majorité de la population ayant choisi le camp britannique.

Images additionnelles

Soldat, Royal Fencible Americans, Fort Cumberland, 1775-1776