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PHMC Accueil > Tome 2 (1755-1871) > CHAPITRE 2: La révolte de Pontiac et l'invasion américaine > La garnison britannique
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CHAPITRE 2: La révolte de Pontiac et l'invasion américaine
La garnison britannique
Plan d'une canonnière construite en 1774
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
La guerre de Sept Ans gagnée, les Amérindiens soumis, l'Angleterre doit désormais songer à pourvoir sa nouvelle colonie d'une garnison suffisante de soldats réguliers. On estime que deux ou trois régiments, dont une partie serait détachée dans les forts des Grands Lacs, devraient suffire. Le fort situé le plus à l'ouest qui recevra une garnison sera Michillimakinac, car on juge inutile d'en maintenir dans les fortins des Prairies. Un ou deux régiments seront également postés en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve.
La Grande-Bretagne n'entend pas davantage négliger l'aspect naval, toujours très important pour elle. Une flottille de petits navires sera entretenue sur les Grands Lacs, avec quelques officiers et marins de la « Marine provinciale » - un genre de petite marine lacustre. On abandonnera le chantier militaire qui servait à la construction de navires de guerre sous le Régime français, et Québec deviendra un port d'attache des vaisseaux de guerre, sans constituer pour autant la plus importante base navale britannique. Celle-ci demeure Halifax, ville située à un emplacement idéal, avec son grand havre, pour jouer le rôle de « sentinelle » de l'Atlantique Nord.