Les soldats britanniques en garnison au Canada logent pour la plupart dans des casernes. À Québec, par exemple, après la Conquête, on transforme le collège des Jésuites en caserne d'infanterie, tandis que l'artillerie et le Génie emménagent dans les « Nouvelles casernes » des Français, qui deviennent, au fil des années, le Parc de l'Artillerie. Craignant que les soldats ne soient encouragés à déserter et que leur discipline ne se relâche s'ils logent chez les habitants, les autorités britanniques évitent le plus possible de recourir à cette pratique, plus coutumière sous le Régime français. D'ailleurs, elle compromet généralement les bonnes relations avec la population, tant d'origines françaises - dont l'accueil aurait été certainement glacial -, que d'origines anglaises - depuis toujours farouchement opposée au cantonnement des soldats chez les civils. C'est pourquoi, dès que le Canada passe à la Grande-Bretagne, le gouverneur Murray déclare que le casernement est la seule façon « d'assurer la discipline et le maintien des troupes
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Les soldats britanniques au Canada vivent donc en vase clos. Ils forment un genre de société en soi car leur casernement diffère de celui des Français sur un point majeur : les femmes et les enfants des militaires sont admis, bien qu'en nombre restreint.