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Forces canadiennes
Titre officiel de l’Armée canadienne, de l’Aviation royale du Canada et de la Marine royale du Canada unifiées depuis le 1er février 1968.
Voir aussi : unification.
Forces de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies
Concept mis au point par le diplomate (et plus tard premier ministre) canadien Lester B. Pearson en 1956, à l’époque de la crise du canal de Suez, afin d’éviter que le conflit se transforme en une guerre totale en interposant entre les adversaires une force internationale composée de troupes neutres et placée sous les auspices des Nations Unies. Le concept s’avéra efficace et, depuis, des Forces de maintien de la paix de l’ONU ont été dépêchées à d’innombrables « points chauds » aux quatre coins du globe. Pearson obtient le Prix Nobel de la paix, et l’envoi de contingents des Forces canadiennes dans le cadre de missions de maintien de la paix de l’ONU est devenu une pierre angulaire de la politique étrangère du Canada.
Même si ces missions furent fructueuses dans bien des cas, la longue impasse en Bosnie et le génocide au Rwanda ont fait ressortir les lacunes de l’ONU quant à la capacité à maintenir la paix. Cependant, la guerre en Irak (2003) fait ressortir aussi les limites d’une action unilatérale menée par grandes puissances pour instaurer la paix et la stabilité dans un pays en difficulté. Les opérations de maintien de la paix de l’ONU ont eu une grande incidence sur les Forces canadiennes, dont la taille est relativement petite; jusqu’à la moitié des forces terrestres canadiennes continuent d’être déployées dans le monde entier, dans le cadre de missions de maintien de la paix internationales menées par et pour les Nations Unies. Les soldats canadiens qui participent aux missions de maintien de la paix de l’ONU portent le béret bleu azuré de l’ONU, et leurs véhicules sont peints en blanc.
Forteresse
Ville enceinte de fortifications, comme des murs dotés de bastions et d’autres types d’ouvrages. Idéalement, une forteresse avait une citadelle qui servait de redoute. En Nouvelle-France, les villes de Québec, Montréal et Louisbourg étaient ceintes de murs épais, mais n’avaient pas de citadelle imposante. À Québec, cependant, le Château Saint-Louis, qui était la résidence du gouverneur général, était également une redoute qui occupait une situation prépondérante. Louisbourg fut prise par les Britanniques en 1758 et détruite deux ans plus tard. Après 1760, les fortifications de Québec furent préservées, mais celles de Montréal furent démolies en 1810. Après la Guerre de 1812, les fortifications de Québec furent considérablement renforcées par la construction de sa citadelle. Aujourd’hui, Québec est la seule ville fortifiée en Amérique du Nord.
Fourragère
Cordon tressé aux couleurs de l’unité et retenu par l’épaulette gauche du blouson du battle-dress; porté par les membres de tous grades d’un régiment à l’occasion des cérémonies.
Frégate
Navire de guerre rapide, de taille moyenne, fréquent surtout dans les marines à voiles. La première frégate construite au Canada fut le Castor, un 26 canons fabriqué pour la marine française au chantier royal naval de Québec et lancé en 1744. Les frégates furent souvent remplacées par des croiseurs et des destroyers dans les marines de la fin du XIXe siècle, mais reprirent du service dans les marines de la fin du XXe siècle, et sont souvent investies de missions spécialisées; les frégates de la marine canadienne sont principalement affectées aux opérations de détection et de poursuite de sous-marins.